ITS – IST : Herpès, les infections du « feu sauvage de l’amour » à la hausse
Source : Agence QMI : Kinia Adamczyk
Le nombre de cas diagnostiqué d’herpès génital étant toujours en hausse, aucune campagne de prévention n’est actuellement en cours pour sensibiliser la population selon une enquête effectué par l’agence QMI.
Les personnes qui ne sont pas diagnostiqués mais qui sont porteurs de l’herpès génitale seraient responsables pour approximativement 70% des nouveaux cas d’herpès qui font leur apparition.
Herpès génital : 20% à 30% de la population infecté
Des lésions d’herpès, douloureuses et contagieuses qui apparaissent au niveau des organes génitales ainsi que les régions anal et avoisinâtes affectent entre 20% et 30% de la population Canadienne vivant avec cette ITS (MTS – IST – MST).
Elizabeth, une personne préférant garder l’anonymat a été infectée par un homme vivant avec l’herpès génital, disant qu’il était «clean».
«Je croyais … que je passerais le reste de mes jours toute seule, que personne ne m’aimerait à cause de ce virus en dedans de moi, que ma vie sexuelle était finie», déclare Élizabeth qui a reçu un diagnostic positif pour l’herpès génital de type 1 (il existe deux types d’herpès génital – type 1 et type 2).
Elle poursuit : «Je ne savais pas ce que j’avais… Le premier médecin que j’ai vu non plus. Il a tout simplement prescrit une crème contre les irritations. C’est après avoir pris quatre jours de congé, parce que je ne pouvais pas marcher, que ma patronne m’a dit par courriel que c’était peut-être de l’herpès.»
Élizabeth a finalement reçu son diagnostic après avoir insisté auprès de son médecin pour qu’il effectue un test de dépistage pour les ITS (MTS – IST – MST).
Test dépistage herpès génital : fiabilité en question
Le Dr. Marc Steben, spécialiste sur le sujet des ITS (MTS – IST – MST) et faisant partie du INSPQ raconte qu’un test de dépistage peut coûter jusqu’à 240,00$ et ne garantit pas une fiabilité hors de tout doute des résultats afin de détecter le virus de l’herpès génital, ce dernier pouvant être à l’état latent.
Il rajoute, «Il y a beaucoup de faux diagnostics positifs. Chez quelqu’un qui n’a jamais eu de lésions génitales, c’est difficile à interpréter». Le moyen le plus sure pour diagnostiquer l’herpès génital est d’effectuer un prélèvement de culture sur une des lésions apparents. Malheureusement, à ce moment-là, il est déjà trop tard pour la prévention.
Aucun vaccin pour l’herpès génital
Vu qu’il n’existe aucun vaccin et qu’il manque beaucoup de ressources, plusieurs spécialistes mettent en doute l’efficacité d’une campagne de santé publique et de dépistage systématique des porteurs asymptomatiques.
L’herpès génital ne peut être guéri, mais il est possible de le contrôler aux moyens d’antiviraux disponibles sous ordonnance. Le fardeau fiscal lié à l’herpès génital atteindrait près de 98 millions de dollars au Canada annuellement.
L’INSPQ estime justement que ces coûts élevés représentent justement une raison de pousser l’analyse des coûts/bénéfices des différentes options de traitements et de diagnostiques toute en considérant sérieusement d’intensifier la prévention de cette ITS (MTS – IST – MST).
Élizabeth a fondé un groupe de soutien pour les gens vivant avec l’herpès génital. Le groupe se rencontre une fois par mois.